Retour sur le salon ADDON

Duy Kévin Nguyen, concepteur de programmes transmédia chez Les Fées Spéciales, a passé trois jours au salon ADDON (Rennes, 15-17 mai 2018).

Quels étaient vos objectifs de participation ?

L'ADDON, Rencontres de la création et du développement vidéoludique, rassemble des professionnels du jeu vidéo. C'est un moment d'échanges et d'enrichissement sur des aspects artistiques, créatifs et techniques. L'objectif principal de notre participation était d'en apprendre un peu plus sur cette industrie et d'échanger avec les professionnels indépendants qui sont le public privilégié de ce type d 'événement. Nous voulions ainsi analyser et questionner ce milieu à fort potentiel pour les nouvelles écritures sur de nouveaux médias. Nous souhaitions également rencontrer les acteurs qui accompagnent les projets de jeu vidéo et faire une veille technologique et de marché.

Quel a été votre programme pendant l'évènement ? 

Organisées en partenariat avec l'association rennaise 3 Hit Combo et Atlangame, le clusteur nantais du secteur du jeu vidéoludique, ces journées se sont déroulées à la maison des associations de Rennes.

La première journée proposait tables rondes et ateliers thématiques avec comme intervenants Nicolas Besombes (Docteur en sciences de sport et chercheur en e-sport), Alexis Blanchet (Maître de conférence dans le domaine du jeu vidéo) et Alexandre Dupont (Doctorant en Art, Esthétique et Humanités numériques). Les discussions ont tourné autour de différents thèmes comme l'histoire du jeu vidéo, la recherche universitaire dans ce domaine, la pensée critique et analytique sur la pratique du jeu vidéo, la recherche appliquée avec les studios, le transmedia, la réalité virtuelle, etc. 

La deuxième journée marquait le début du cycle de deux jours de conférences accessibles uniquement par l'achat d'une accréditation. Elle m'a permis de rencontrer des créateurs de jeux vidéos et des acteurs du domaine. Le format de l'évènement rend les échanges et rencontres faciles : tout le monde est là pour partager et s'entraider. 

Quelles sont les retombées en termes de partenariats ?

Cet événement est surtout un lieu de rencontres et de partage, les retombées s'évaluent plutôt en termes de réseau créé : ce sont autant d'aides et conseils que nous pourrons solliciter par la suite. Par exemple, j'ai pu parler avec la directrice de la communication du Syndicat National du Jeu Vidéo et avec le responsable jeux vidéos d'Arte. J'ai échangé sur le management avec le créateur de jeux vidéos David Elahee pour comparer nos expériences. Etait également présent sur l'évènement Lionel Prévot, chargé de mission pour le Fonds d'aide au jeu vidéo du CNC, qui est la personne à contacter en cas de demande de financement.

Quelles sont les retombées en termes de veille sur le secteur, connaissance, approfondissement et développement de vos projets ?

Les conférences officielles ont été très formatrices, les thèmes abordés étant très divers et les aspects pratiques évoqués très inspirants. Un des thèmes qui nous correspond particulièrement, à nous qui venons du film d'animation, est le travail sur les nouvelles écritures à travers des fictions interactives. Etant technicien, j'ai apprécié le cours sur les techniques de structures narratives pour dessiner une narration générale. Mais les discussions individuelles m'ont autant apporté, notamment au niveau du fonctionnement d'un petit studio de jeu vidéo à notre échelle.  D'un point de vue veille technique, quelques conférences ont été utiles, tout comme tester les jeux et échanger avec les créateurs, car les problèmes sont très concrets. Globalement cet événement a été utile pour mieux comprendre ce milieu et pour nous aider à nous lancer dans ce domaine.

Quels sont, selon vous, les points forts de cet événement ?

Les points forts de cet événement sont :

  • des personnes bienveillantes, curieuses et très compétentes
  • la variété des sujets
  • des échanges de qualité
  • la présence de participants internationaux, notamment canadiens et suisses, afin de faciliter les partenariats.

Quels sont, selon vous, les points faibles de cet événement ?

Le seul point négatif est que cet événement était uniquement francophone cette année et il a donc attiré un public strictement francophone, alors qu'il comptait quelques conférences en anglais l'année dernière.